Ses amoiries - Les beautés du Tournaisis

Les Beautés du Tournaisis
2000 ans d'histoire
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Ses armoiries
Les drapeaux de la ville
Comme toutes villes, Tournai possède une identité qu'il fallait mettre en avant. C'était le but des armoiries (aussi appelé blason) que l'on peut comparer au drapeau d'un pays. Un bel article de l'Avenir du 25 octobre 2012 a été écrit à ce sujet. L'article est disponible ici sans abonnement. La ville abandonnera le bason en mai 2014.

Quant à Wikipedia, voici la liste de blasons
(...)
Cité royale

«Depuis des temps immémoriaux, les armoiries de Tournai étaient de gueules au blanc château. Selon l'historien Jean Cousin, ce serait Charles VI (1380-1422) qui aurait ajouté un chef d'azur à trois fleurs de lis d'or. Mais rien n'était alors officiel… Par un acte donné en 1626, Charles VII, roi de France, reconnaissant la fidélité inébranlable des honorables sujets de sa bonne Ville et Cité de Tournay (sic), autorise officiellement les Tournaisiens, s'ils le désirent, à briser leurs armoiries d'un chef de France: un chef d'azur à trois fleurs de lis d'or. En France, la fleur de lis était l'emblème de la royauté. À Tournai, cette autorisation reste d'abord lettre morte. Ce n'est qu'en 1429 que les consaux décident de consulter les gens des corporations, c'est-à-dire le peuple. Une grosse majorité se prononce pour le maintien des anciennes armes…»

La brisure sera quand même adoptée plus de deux siècles plus tard, «sans doute pour plaire à Louis XIV», qui en 1667 avait assiégé et conquis Tournai, laquelle avait «feint de se défendre».

En 1814, la Belgique devient hollandaise. La Ville de Tournai demande et obtient des armoiries coiffées d'une couronne royale. «Je n'ai pas retrouvé les raisons qui ont poussé les édiles tournaisiens à faire cette demande» écrit Yves Jorissen. Qui avance une hypothèse: «Beaucoup de nos anciens concitoyens étaient férus d'histoire locale et, pour eux, Tournai gardait du séjour des rois francs dans ses murs – entre 431 et 486 – l'un de ses principaux titres de gloire: cité royale…»

« Une obscure couronne… »

Après l'indépendance de la Belgique en 1830, quelques changements sont encore apportés aux armoiries. «Un arrêté royal de 1838 est très critiqué par les Tournaisiens car il attribue un fort alors qu'il s'agit d'un… château. Ces critiques sont sans doute à la base des modifications officialisées par un arrêté de 1931 modifiant en ces termes celui de 1838: de gueules à la tour d'argent ouverte, crénelée d'une pièce et de deux demies, à la herse levée du même, percée de deux meurtrières, maçonnée de sable, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, rangées, l'écu timbré d'une couronne d'or à cinq fleurons.»

Après la fusion des communes, un arrêté royal de 1979 autorise la reconduction de ces armoiries, mais remplace la couronne d'or à cinq fleurons par «une obscure et inesthétique couronne murale d'or à cinq créneaux».

F.D.
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